Les marques de luxe et ses nouveaux ambassadeurs « Chefs de Cuisine »

La rencontre de deux univers entre valeur et tradition

Au-delà du décor qui entoure la publicité, l’association d’une image entre les marques et leurs ambassadeurs évolue de plus en plus vers une quête de valeurs, en mettant en avant des visages emblématiques clefs en adéquation avec l’identité des maisons de luxe.

Les égéries font partie intégrante des stratégies de communication des grandes marques.Les personnalités représentantes choisies ne sont pas anodines et sont différentes en fonction des pays et des marques. En Asie, par exemple, la sélection s’appuie sur des valeurs autres qu’en Europe.Le choix de l’image qui sera mise en avant sera celle d’une réussite sociale et professionnelle, tandis que chez nous, en Europe, l’influence des réseaux sociaux avec le nombre d’abonnés, jouera un rôle primordial pour les marques dans leur recherche d’impact et du public visé.

Pendant de nombreuses années, les maisons de luxe se sont tournées vers des acteurs de cinéma ou d’autres célébrités , véhiculant une image avec un certain style de vie.

Une nouvelle Tendance se dessine…

Une nouvelle vague d’ambassadeurs prend forme, avec l’arrivée médiatique depuis quelques années des chefs étoilés de plus en plus présents sur les réseaux sociaux et le petit écran. Cette tendance a généré une popularisation des chefs, au travers de l’engouement culinaire avec le »foodie » et tous les phénomènes de mode en cuisine.

Entre grands Chefs de cuisine et Horlogers

Jusqu’à présent, la haute-horlogerie, un secteur très élitiste, s’associait avec des sportifs de haut niveau, notamment dans le milieu du golf ou encore celui de la formule 1. A présent, leur champs de communication s’élargit vers de nouveaux visages.

En effet, les valeurs rattachées à ces deux univers sont très proches, avec la recherche de l’ excellence, la passion d’un métier et son artisanat.

Les marques Horlogères s’allient de plus en plus avec des grands noms de la gastronomie française, comme Philippe Etchebest (présentateur de cauchemar,Top Chef…) avec la marque au poignet Tag Heuer Monaco ou encore Philippe Patek avec le chef Cyril Lignac.

Plus récemment, nous pouvons parler de l’association de Hublot, l’horloger suisse et le chef Yannick Alléno triplement étoilé (à la tête du restaurant Le 1947 Cheval Blanc Courchevel et Pavillon Ledoyen Paris) dans le cadre d’un nouveau partenariat.

Les grands Chefs apportent une image de confiance et de luxe, ils sont constamment entourés d’une clientèle exigeante et haut de gamme, de ce fait, ils sont en représentation permanente en tant professionnel du monde culinaire. On peut donc en déduire qu’il en sera de même pour le carde qui les entoure ainsi que leurs accessoires portés

La cuisine traditionnelle française et les marques de luxe ont des valeurs et codes communs. C’est pour cela que cette alliance d’image ne peut que tout sublimer .

 

 

Lire la suite

Militants Toqués , les chefs nouvelle génération

La Gastronomie revisitée

La gastronomie prend un nouvel envol depuis ces 10 dernières années. Nous pouvons parler d’un véritable combat engagé de la part des chefs cuisiniers de renom qui grâce à leur célébrité s’investissent  sur des points sociétales afin de contribuer à de meilleurs changements dans  notre société actuelle.

Cette tendance  est apparue  suite à  la révolution de la nouvelle cuisine et des critiques gastronomiques qui ont conduit dans un premier temps à un allègement des menus et leurs sauces ainsi qu’au respect des produits utilisés en cuisine. Puis, sont nées, les  prises de conscience  sur « le bien manger » ainsi que la cuisine et son l’environnement.

Après l’apparition  du  bio, la politique de l’ anti gaspillage, la dénonciation de la violence en cuisine ( reflet de notre société), la création de formation  dans certains milieux sociaux en difficulté, les questions climatiques et de santé publique .Les chefs d’aujourd’hui font la différence en sortant de leur cuisine en tant que vrais militants et leaders d’opinion.


Une valorisation du métier et un engagement

Fini les grands chefs maîtres d’orchestre enfermés dans leur cuisine ,
Jamie Olivier le chef britannique , surnommé « The Naked Chef » (titre aussi de l’émission lancée en 1998) pour son non port de toque en cuisine fin des années 90 s’était engagé déjà à l’époque en créant une école restaurant « The Fifteen ». Le But étant de favoriser l’accès à la formation en tant que gestionnaire destiné à des jeunes en difficulté tout en créant des vocations au métier de la restauration.
Par la suite en 2002 ,il s’était aussi intéressé au phénomène de la « mal bouffe », lié aux problématiques nutritionnelles des cantines scolaires de son pays ainsi qu’au taux d’obésité chez les enfants et adolescents . Le message avait été diffusé grâce à son programme de télé-réalité où il intervenait dans des écoles sensibilisant un jeune public face à ce sujet en proposant des repas équilibrés.

Thierry Marx , le célèbre Chef français aux commandes du Mandarin Oriental à Paris, a lui aussi contribué au développement d’une formation gratuite à Marseille, Paris ,Besançon et Villeneuve Loubet, nommée « cuisine mode d’emploi » visant à rendre l’apprentissage accessible  aux personnes sans diplôme ou jeunes en réinsertion  au métier de cuisinier. En douze semaines à l’issue de cet enseignement les élèves sortent avec un statut de commis de cuisine.

La récompense d’un projet « gastronomico-sociétal »

Le prix Nobel de la Gastronomie

Le Basque Culinary World Prize est apparu depuis 2016, il  peut être comparé au prix Nobel .

Une sélection de chefs parmi lesquels ces professionnels de la restauration ont décidé de contribuer à une amélioration de la société par le biais de la gastronomie. A l’issue des votes une cérémonie récompensera

l’un d’entre eux pour son engagement dans notre société actuelle. En 2017 plus de 120 ont été nommés.

Les projets peuvent s’articuler autour de plusieurs sujets tels que :

la santé , la culture ou les innovations culinaires . La gagnante de 2016 était la cheffe vénézuélienne Maria Fernanda Di Giacobbe pour son engagement  dans le cadre du développement de la fève de cacao dans son pays. De part ses projets cette cheffe a créé une véritable chaîne éducative et économique.

Pour la seconde année consécutive en 2017 c’est encore une femme qui a eu l’honneur de recevoir ce prix.

Leonor (Leo) Espinosa  cheffe de Colombie a été l’heureuse lauréate avec sa contribution au développement rural fondé sur la souveraineté alimentaire et dans un objectif d’accès au marché des petits producteurs tout en créant des espaces pour l’éducation, la nutrition ou encore pour promouvoir le tourisme.

 

Les chefs aujourd’hui sont devenus de véritables acteurs clefs, en sachant s’adapter aux changements sociaux, nous ne parlons pas de révolution mais d’un savoir avec lequel ils seront faire la différence et répondre à des vraies questions touchant à leur métier.

 

Lire la suite