L’expo pop art « Ephemera»

Warhola devient Warhol en bref…

 
qui est il? quel est son style?…
Né le 6 aout 1928 à Pittsburg, Andy Warhola, figure du mouvement artistique « Pop Art » a démarré sa carrière en tant que illustrateur commercial pour devenir par la suite une célébrité mondiale grâce à ses œuvres en tant que peintre, producteur de musique, réalisateur de film et auteur.

 

Ce publiciste mondain, doté d’un oeil artistique très avant-gardiste, a laissé une trace dans l’histoire de l’art contemporain en apportant de nouveaux travaux. Après un début de carrière professionnelle dans la presse féminine pour Glamour, Vogue, ou encore The New Yorker comme dessinateur; c’est véritablement dans les années 60 qu’il va débuter ses toiles et peintures iconiques .C’est en travaillant à la « Factory » plus précisément qu’il s’est fait connaître. La particularité de cet artiste était que Warhol considérait que la publicité commerciale et l’art n’étaient pas opposés .Il parlait « d’art commercial », il définit son style en se démarquant des autres artistes; avec un procédé  mettant en scène des produits de grandes consommation en sérigraphie. Son oeuvre la plus représentative connue et reconnue est la mise en scène des fameuses boîtes de conserve de soupe.
Il revisita la photographie avec les portraits de stars de son époque, dont le fameux visage aux multiples couleurs de Marylin Monroe ou encore de Liz Taylor.

Très controversé dans le monde artistique et étant aussi l’objet de critique de part son premier métier en tant que illustrateur publicitaire, il s’avère parfois difficile de se faire reconnaître entant que véritable artiste.

Qu’ est ce que Ephemera ?…

Une exposition lyonnaise qui s’achève d’ici quelques jours … 
quel est le lien entre Warhol et cette expo…
Le nom de l’exposition fait référence aux imprimés éphémères que l’on retrouve de plus en plus dans les bibliothèques ou musées.
Un ticket de cinéma, un prospectus, des affiches, des flyers, des étiquettes de vins.
Les « éphéméras » concernent tous les supports imprimés destinés à ne pas être conservés  accompagnant des produits usuels, des consommables , jetables, mais que nous stockons comme souvenir.Leur collecte aujourd’hui permet de relater et de comprendre certaines pratiques sociales et périodes de l’histoire.
Cette exposition est composée de 10 zones, chacune d’entre elle présente une époque en phase avec l’évolution de l’artiste, un thème et une technique de travail.
  
La provenance de ses oeuvres  exposées…

Une collection rare prêtée

Paul Maréchal, originaire du Québec, conférencier, auteur et collectionneur des documents de l’artiste ; a passé une vingtaine d’années de sa vie à collecter son travail.Cette passion pour l’artiste est survenue lorsqu’il a découvert une pochette d’un vinyle en 1996 de Paul Anka illustré par Warhol, sa collection grandira dans le temps ; pour s’enrichir chaque jour, afin d’ atteindre environ 700 documents.Ces œuvres sont exposées pour la toute première fois en Europe. Une grande partie provient de sa collection. La sélection destinée à l’exposition Ephemera, a été effectuée par  Paul Maréchal lui-même et relate l’ensemble des supports graphiques, créatifs et exclusifs destinés à des commandes pour l’artiste.

(Exposition ephemera , du 23 mars au 16 septembre  au Musée de l’imprimerie et de la communication graphique)
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Les marques de luxe et ses nouveaux ambassadeurs « Chefs de Cuisine »

La rencontre de deux univers entre valeur et tradition

Au-delà du décor qui entoure la publicité, l’association d’une image entre les marques et leurs ambassadeurs évolue de plus en plus vers une quête de valeurs, en mettant en avant des visages emblématiques clefs en adéquation avec l’identité des maisons de luxe.

Les égéries font partie intégrante des stratégies de communication des grandes marques.Les personnalités représentantes choisies ne sont pas anodines et sont différentes en fonction des pays et des marques. En Asie, par exemple, la sélection s’appuie sur des valeurs autres qu’en Europe.Le choix de l’image qui sera mise en avant sera celle d’une réussite sociale et professionnelle, tandis que chez nous, en Europe, l’influence des réseaux sociaux avec le nombre d’abonnés, jouera un rôle primordial pour les marques dans leur recherche d’impact et du public visé.

Pendant de nombreuses années, les maisons de luxe se sont tournées vers des acteurs de cinéma ou d’autres célébrités , véhiculant une image avec un certain style de vie.

Une nouvelle Tendance se dessine…

Une nouvelle vague d’ambassadeurs prend forme, avec l’arrivée médiatique depuis quelques années des chefs étoilés de plus en plus présents sur les réseaux sociaux et le petit écran. Cette tendance a généré une popularisation des chefs, au travers de l’engouement culinaire avec le »foodie » et tous les phénomènes de mode en cuisine.

Entre grands Chefs de cuisine et Horlogers

Jusqu’à présent, la haute-horlogerie, un secteur très élitiste, s’associait avec des sportifs de haut niveau, notamment dans le milieu du golf ou encore celui de la formule 1. A présent, leur champs de communication s’élargit vers de nouveaux visages.

En effet, les valeurs rattachées à ces deux univers sont très proches, avec la recherche de l’ excellence, la passion d’un métier et son artisanat.

Les marques Horlogères s’allient de plus en plus avec des grands noms de la gastronomie française, comme Philippe Etchebest (présentateur de cauchemar,Top Chef…) avec la marque au poignet Tag Heuer Monaco ou encore Philippe Patek avec le chef Cyril Lignac.

Plus récemment, nous pouvons parler de l’association de Hublot, l’horloger suisse et le chef Yannick Alléno triplement étoilé (à la tête du restaurant Le 1947 Cheval Blanc Courchevel et Pavillon Ledoyen Paris) dans le cadre d’un nouveau partenariat.

Les grands Chefs apportent une image de confiance et de luxe, ils sont constamment entourés d’une clientèle exigeante et haut de gamme, de ce fait, ils sont en représentation permanente en tant professionnel du monde culinaire. On peut donc en déduire qu’il en sera de même pour le carde qui les entoure ainsi que leurs accessoires portés

La cuisine traditionnelle française et les marques de luxe ont des valeurs et codes communs. C’est pour cela que cette alliance d’image ne peut que tout sublimer .

 

 

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Militants Toqués , les chefs nouvelle génération

La Gastronomie revisitée

La gastronomie prend un nouvel envol depuis ces 10 dernières années. Nous pouvons parler d’un véritable combat engagé de la part des chefs cuisiniers de renom qui grâce à leur célébrité s’investissent  sur des points sociétales afin de contribuer à de meilleurs changements dans  notre société actuelle.

Cette tendance  est apparue  suite à  la révolution de la nouvelle cuisine et des critiques gastronomiques qui ont conduit dans un premier temps à un allègement des menus et leurs sauces ainsi qu’au respect des produits utilisés en cuisine. Puis, sont nées, les  prises de conscience  sur « le bien manger » ainsi que la cuisine et son l’environnement.

Après l’apparition  du  bio, la politique de l’ anti gaspillage, la dénonciation de la violence en cuisine ( reflet de notre société), la création de formation  dans certains milieux sociaux en difficulté, les questions climatiques et de santé publique .Les chefs d’aujourd’hui font la différence en sortant de leur cuisine en tant que vrais militants et leaders d’opinion.


Une valorisation du métier et un engagement

Fini les grands chefs maîtres d’orchestre enfermés dans leur cuisine ,
Jamie Olivier le chef britannique , surnommé « The Naked Chef » (titre aussi de l’émission lancée en 1998) pour son non port de toque en cuisine fin des années 90 s’était engagé déjà à l’époque en créant une école restaurant « The Fifteen ». Le But étant de favoriser l’accès à la formation en tant que gestionnaire destiné à des jeunes en difficulté tout en créant des vocations au métier de la restauration.
Par la suite en 2002 ,il s’était aussi intéressé au phénomène de la « mal bouffe », lié aux problématiques nutritionnelles des cantines scolaires de son pays ainsi qu’au taux d’obésité chez les enfants et adolescents . Le message avait été diffusé grâce à son programme de télé-réalité où il intervenait dans des écoles sensibilisant un jeune public face à ce sujet en proposant des repas équilibrés.

Thierry Marx , le célèbre Chef français aux commandes du Mandarin Oriental à Paris, a lui aussi contribué au développement d’une formation gratuite à Marseille, Paris ,Besançon et Villeneuve Loubet, nommée « cuisine mode d’emploi » visant à rendre l’apprentissage accessible  aux personnes sans diplôme ou jeunes en réinsertion  au métier de cuisinier. En douze semaines à l’issue de cet enseignement les élèves sortent avec un statut de commis de cuisine.

La récompense d’un projet « gastronomico-sociétal »

Le prix Nobel de la Gastronomie

Le Basque Culinary World Prize est apparu depuis 2016, il  peut être comparé au prix Nobel .

Une sélection de chefs parmi lesquels ces professionnels de la restauration ont décidé de contribuer à une amélioration de la société par le biais de la gastronomie. A l’issue des votes une cérémonie récompensera

l’un d’entre eux pour son engagement dans notre société actuelle. En 2017 plus de 120 ont été nommés.

Les projets peuvent s’articuler autour de plusieurs sujets tels que :

la santé , la culture ou les innovations culinaires . La gagnante de 2016 était la cheffe vénézuélienne Maria Fernanda Di Giacobbe pour son engagement  dans le cadre du développement de la fève de cacao dans son pays. De part ses projets cette cheffe a créé une véritable chaîne éducative et économique.

Pour la seconde année consécutive en 2017 c’est encore une femme qui a eu l’honneur de recevoir ce prix.

Leonor (Leo) Espinosa  cheffe de Colombie a été l’heureuse lauréate avec sa contribution au développement rural fondé sur la souveraineté alimentaire et dans un objectif d’accès au marché des petits producteurs tout en créant des espaces pour l’éducation, la nutrition ou encore pour promouvoir le tourisme.

 

Les chefs aujourd’hui sont devenus de véritables acteurs clefs, en sachant s’adapter aux changements sociaux, nous ne parlons pas de révolution mais d’un savoir avec lequel ils seront faire la différence et répondre à des vraies questions touchant à leur métier.

 

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Les Autocollants (Bumper Sticker)

« Popular Culture »

Une tendance, son histoire… 

Issue de la culture populaire américaine et très connu pour avoir été l’objet d’outil marketing durant les campagnes présidentielles aux Etats Unis. Pour comprendre la fameuse tendance de ces autocollants appelés « Bumper Stickers » (autocollants de parechoc) ,il faut dans un premier temps se plonger dans un univers différent du nôtre.

Il est coutume d’afficher ses idées politiques, ses intérêts ou bien encore une cause en outre atlantique.

Un phénomène typiquement américain, une différence culturelle quand on connait la discrétion de chacun à ne pas vouloir exhiber ses positions et opinions dans l’hexagone.

 Un peu d’histoire…

Le Bumper Sticker s’est révélé véritablement avec l’arrivée de la Ford Model A (modèle automobile produit et distribué de 1927-31). En effet, avant cette date les véhicules n’avaient pas de parechoc, difficile donc de placer un autocollant à l’arrière d’une voiture.

 

Son ancêtre était une sorte de pancarte en carton, ou en tissu sous forme de drapeau le tout rattaché par des fils sur les véhicules. Son but était dans un premier temps à titre promotionnel ; à cette époque la route était un moyen de communication afin d’attirer les automobilistes vers une entreprise pour ses produits ou services.

 

Le pionnier du sticker et reconnu comme tel se prénomme Forest P.Gill. Sérigraphe de profession et originaire du Kansas city, il a su moderniser les autocollants dans les années 40 avec l’usage des adhésifs.

Plusieurs matériaux ont été utilisés avant d’arriver aux stickers en vinyle.

 

Le Bumper sticker…Politique mais pas que… il peut être un souvenir, un message humoristique, la défense d’ une cause, une publicité …. 

Les premières utilisations de ces autocollants étaient destinées à promouvoir les attractions touristiques aux Etats-Unis, notamment dans les années 40 et 50 ,un des stickers très populaire représentatif du site naturel situé en Georgie celui de « See Rock City ».

Le personnel déambulait sur le parking des visiteurs en déposant des autocollants sur les véhicules.

Dans l’histoire des bumper stickers le fameux  « I like Ike » a fait l’objet d’un véritable appui publicitaire durant la campagne présidentielle de 1952 entre Dwight D. Eisenhower et Adlai Stevenson. Les partisans affichaient leur candidat favori en collant leur sticker sur leur propre voiture .

Par la suite les autocollants ne feront non seulement plus l’objet d’outil marketing mais vont prendre une toute autre dimension; la défense d’une cause personnelle, parfois même engagée avec le slogan « Make Love Not War » dans le cadre de la lutte anti-guerre au Vietnam dans les années 60.

 

Le bumper sticker une sorte de tradition, un patrimoine? 

Afin de conserver une trace de ces objets dans l’histoire nationale américaine , une bibliothécaire de l’Université du Kansas Whitney Baker , a commencé un vrai travail de collecte pour préserver ces documents de puis 2010.Un véritable encyclopédie classifiée avec toutes sortes d’autocollants depuis leur création.

 

Du sticker matériel au virtuel…

Aujourd’hui, avec le phénomène de partage d’informations sur les réseaux sociaux, ces derniers ont vu leur support d’utilisation évoluer .

En effet, lors de la dernière campagne présidentielle par exemple, avec l’autocollant « I voted » les internautes ont multiplié  les selfies sur Facebook, compte Instagram ou encore twitter en se mettant en scène avec leur autocollant.

 

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Culture Mode

L’expo Londonienne

« T-Shirt Cult Culture Subversion »

Depuis le 9 Février jusqu’au 6 Mai se tient l’exposition « T-Shirt Cult Culture Subversion » au Fashion and Textile Museum de Londres.

Une rétrospective entière dédiée au T-Shirt, son influence dans la société ainsi que dans l’industrie de la mode.
On peut y découvrir une collection vintage de Vivian Westwood ainsi que d’autres pièces de couturiers tels que Dior ou Saint Laurent.

Le T-S, comme nous le voyons de nos jours est un véritable produit mode abordable que nous possédons tous dans notre penderie.
Un vêtement devenu banal et commun dans notre société actuelle.
En regardant de plus près son histoire, il a traversé au fil du temps différents us et coutumes.

Un peu d’histoire…
On estime l’apparition de la première pièce en forme T, qui pourrait s’apparenter à la coupe de nos tuniques,500 ans après Jésus Christ. La sérigraphie quant à elle, est très ancienne.
Cette méthode aurait vu le jour sous la dynastie Song en Chine durant 960-1279.

La technique sera brevetée officiellement en 1907 par Samuel Simon, à l’origine, son utilisation était destinée aux impressions sur des supports, tels que le papier peint ou d’autres matières comme le lin ou la soie.

Le port du tee shirt et son usage au fur et à mesure des décennies a évolué, pour se transformer d’un simple sous vêtement à un vêtement visible porté au quotidien au travail, en sortie.

Il a fait l’objet de tenue en tant qu’uniforme dans l’armée américaine pour ensuite se démocratiser, grâce à l’influence du sport.

Les universités américaines utilisaient des «Tee Shirt» à leur effigie destinés aux athlètes (1933), un premier pas de l’usage basique de se vêtir vers une personnalisation.Une nouvelle dimension s’ouvre, mais c’est véritablement à la fin des années 30 et début 40 que son port connaitra une évolution.

On pourra retenir quelques dates clefs dans son cheminement, notamment en 1939 lors de la sortie du film «Le Magicien d’Oz».
Le T-shirt passe d’un simple vêtement à un véritable objet publicitaire.

Puis, il sera utilisé comme support de slogan politique durant la compagne présidentielle en 1948 à New York du Gouverneur Thomas E Dewey’s « Dew It With DEWEY ».

En 1955 Disneyland ouvre ses portes, un nouveau concept de parc d’attraction est né, une expérience unique, Disney crée le tee shirt souvenir autour de cet univers féérique.
Puis ont suivi les inscriptions, les slogans se sont développés de plus en plus, il est ensuite utilisé comme support pour véhiculer une cause, comme la campagne anti -tabac au Royaume Uni en 1969 ou encore en tant qu’objet promotionnel. Notamment avec les groupes de musique mais aussi les cafés et restaurants comme le fameux Hard Rock café qui a lancé ses T Shirt avec les noms des différentes métropoles où ils sont implantés.

Le T shirt, sous toutes ses formes promotionnelles, engagées, emblématiques, ou objet de mode continuera à marquer les esprits, des tendances ainsi que la mode.

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BOND JAMES BOND

 

Bond 007

L’expo: “Bond In Motion”, London Film Museum de Covent Garden

On ne peut pas parler de Londres sans imaginer Tower Bridge, Big Ben, Buckingham palace
le MI6 et son personnage de fiction emblématique « James Bond ».
Le protagoniste de Ian Flemming, né en 1953 du roman nommé « Casino Royal »,
qui a connu par la suite une véritable «success story» avec son espion, dévoile au London Film Museum une partie des coulisses.

Le plus célèbre agent britannique au service de la reine, prêt à tout pour réussir ses missions, lève le voile sur sa collection officielle de véhicules (terrestre, aérien et nautique).
Chaque modèle exposé est l’original qui a été utilisé durant les tournages de ses films.
Objets uniques, issus des archives de la maison de production de Ian Flemming.
Une collection de voitures dont la fameuse Rolls-Royce Phantom III « Goldfinger » en 1965, Le sous-marin Lotus Esprit S1 « L’espion qui m’aimait » en 1977, l’Aston Martin DB5 de « Goldeneye » en 1995 mais aussi la célèbre Aston Martin du volet « Skyfall ».

Chaque véhicule est accompagné d’une vidéo diffusant la scène dans laquelle il a été utilisé, afin de se replonger dans l’univers de l’agent 007.

Des Maquettes ainsi que des accessoires tels que des costumes comme celui de Roger Moore en 1983 dans «Octopussy» sont exposés.

James Bond est aussi connu pour sa panoplie de gadgets, quelques artefacts sont dévoilés dont les passeports ou boutons de manchettes.

Victime de son succès, l’exposition qui devait se tenir durant une année est reconduite depuis 2014. A découvrir …

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